lundi 7 septembre 2009

Combat de "moule frite" sur mini table Saarinen

Je dois bien admettre qu’il n’y a aucune raison de publier la photo d’un sachet de frites, précédant un plat de moules, au devant d'un gobelet de bière, jouxtant une table Saarinen, elle-même surmontée d’une moule croquant une frite. Sinon le plaisir de partager une photo qui m’amuse et me rappellera, longtemps j’espère, un chouette souvenir : ma découverte de la braderie de Lille avec Thomas. Cette photo en dit assez, à vrai dire, sauf les yeux clairs de Thomas, la chaleur de son nouvel appartement, l’accent du Nord qu’il imite si bien. À moins que ça, je le garde pour moi…

vendredi 28 août 2009

Sauver la poste de Louvain-la-Neuve


Nouvelle illustration de la libéralisation des services publics imposée par l'Europe, et donc par nous: l'unique bureau de poste de Louvain-la-Neuve est menacé de fermeture dans les tout prochains jours.
Les raisons avancées par la direction de la poste sont de stricts, et aveugles, critères de rentabilité.
Un comble dans cette ville habitée par de nombreux étudiants sans voiture et de plus en plus investies par des personnes moins valides attirée par son caractère piétonnier.
Comble du comble, la commune d'Ottignies va y ouvrir une annexe administrative... pour éviter aux Néolouvanistes de se déplacer.
Un comité de soutien envisage plusieurs actions dans les prochains jours tout en continuant l’occupation de la poste. N'hésitez pas à signer la pétition en ligne.

mardi 18 août 2009

Le dépaysement est au coin de la route


Une fois encore, Ronny, est à l'origine d'une idée aussi saugrenue que sympathique. Il avait déjà initié un voyage surprise à Modène pour découvrir le nouveau spectacle de Jean. C'était il y a près de deux ans.
Cet été, comme nous étions en mal de vacances lui et moi, il n'a rien trouvé de mieux que de nous faire relier, à pieds, Laplaigne, où Bernadette goûtait une verte villégiature, à Montbrehain, où le beau Thomas viellait sur la maison maternelle.
Nous voilà donc partis, un lundi midi, sous le soleil déjà chaud, traînant une légère gueule de bois après un barbecue sympathiquement arrosé, et portant un sac à dos nettement mois léger, sur les routes et sentiers franco-belges, pour trois jours d'une marche plutôt rythmée. Trois jours de plaisir et de bons souvenirs, avec quelques douleurs et même de renoncements. Mais trois jours, surtout, de dépaysement qui m'ont donné l'illusion, ou l'impression, de véritables vacances. Merci à tous et à Nicolas qui nous a servi de guide jusqu'à la frontière et à Thomas qui se fit chauffeur de taxi et à Carole et Francis qui nous ont si chaleureusement accueillis.

jeudi 11 décembre 2008

Olivier souffle trois bougies

Pfff...

mercredi 26 novembre 2008

Sentiments distingués

"Voici une présentation de ce que mon être se met à créer à certains moments... écrit Thomas Rousseau, pardon Samoth, en ouverture de son blog. Rien de prétentieux, juste un défouloir! poursuit-il. Mais aussi une passion!"

Quelques mots simples, presque timides, pour présenter une oeuvre nettement plus complexe et forte, souvent torturée, urgente parfois, peut-être même naïve, mais jamais lisse ou facile, jamais terne ou banale, ni superflue. Sûrement pas superflue.

Samoth fait partie de ces hommes qui ont des choses à dire. Et qui attendent d'avoir mal pour les exprimer. Cela donne ces visages surexpressifs, ces regards désespérés, ces lèvres charnues, ces couleurs chaudes, malaxées, comme matière vive.
Samoth est de ces gens qui ont du talent, à revendre, mais ont peur de le galvauder. Pas question de s'inscrire dans une académie, même pour rompre la solitude du créateur; les profs, les perspectives, les harmonies de couleurs risqueraient d'altérer cette spontanéité dans laquelle il se défoule tant. A tort, ou à raison...

Samoth est un poète, qu'il l'admette ou non. Au-delà des coups de pinceau ou de couteau, sous les coulées des fusions, dans la pureté des abstraits, derrière les mille visages de la dame, se glissent des titres jolis, drôles, forts; des oeuvres en soi: "Capitulation""Raoul le fromager""Ida la bergère" - que l'on voit ici - ou encore, "Chamboulpeine", "Le cabossé de la Jaguar", "Bonjour je suis nouveau ici", "L'incertitude poilu", "Pélagie regarde un poisson cru", "Je peins comme ça me tombe sous la main"... Des titres qui en disent long, même si lui, il prétend les choisir presque au hasard.

Samoth est un homme, beau et jeune, timide et exubérant, tout en doutes et en recherche. Son esprit, dirait-on, n'est jamais au repos. Il conçoit à l'heure cent idées, généralement bonnes, toujours folles. Il se lève à l'aube pour ne gaspiller aucun moment créatif et se couche tôt pour assimiler idées et fantasmes. Il gère ses silences, moins timide qu'il n'y paraît, ou s'abandonne en flots de paroles, trop longtemps contenues.
Thomas regarde les gens, les visages, les histoires humaines, à travers ses grands yeux, si bleus.

La crise financière par sa face cachée


Voici un texte sur lequel nous avons longuement travaillé au Mouvement. Pour un résultat dans lequel je me retrouve largement et quelques réflexions que j'aimerais partager
.
Depuis des semaines, la crise est analysée par d’éminents spécialistes et politiques de tous bords… L’évolution de la Bourse, de l’euro, du pétrole, de l’activité économique est commentée au jour le jour. Pourtant, cette masse d’informations semble le plus souvent passer à côté d’une analyse sérieuse des causes de cette crise et des leçons politiques qu’il faut en tirer. Non pas les causes techniques (bulle immobilière, produits toxiques, etc.), ni les leçons politiques immédiates (régulation, contrôle, etc.), mais les causes « systémiques » et les leçons structurelles à long terme.

Le subprime n’est pas le problème

Commençons par les causes systémiques. Les fameux subprime, dont on nous dit qu’ils sont à l’origine de la crise, ne doivent ni leur naissance ni le lieu de leur formidable essor au hasard. Les subprime, c’est-à-dire les emprunts hypothécaires « sous-garantis », sont nés aux États-Unis, où, depuis les années Reagan, la politique de restriction salariale a multiplié le nombre de « travailleurs pauvres ». Deux récents rapports , l’un de l’OIT l’autre de l’OCDE, montrent que dans le monde, et aux États-Unis particulièrement, les inégalités salariales se renforcent depuis plus de vingt ans, la pauvreté augmente, et l’on assiste à un recul notoire de la part des salaires dans la valeur ajoutée. C’est vrai également en Europe, où la part salariale normalisée dans la valeur ajoutée est passée de 66,3 % en 1982 à 57,7 % en 2006 . Un contexte « idéal » pour le développement des subprime. Certes, il faut ajouter que ces crédits à risque ont fait le bonheur des courtiers, spéculateurs, traders et autres vautours de la finance.
Mais le problème de fond n’est pas le subprime en lui-même, c’est l’appauvrissement croissant d’une part importante de la population américaine, appauvrissement dont les causes ne sont pas à rechercher bien loin : développement du travail temporaire et à temps partiel, compression des salaires – en tout cas au bas de l’échelle –, médiocrité des prestations sociales (soins de santé, pensions, chômage), insuffisance chronique de services publics. En somme, la crise financière et économique que l’on nous montre au grand jour a une autre face que l’on nous cache : celle de la crise de l’emploi et des modes de redistribution. Imaginons un instant qu’aux États-Unis, les travailleurs aient tous un emploi stable, de qualité, rémunéré à sa juste valeur, et qu’ils aient droit aux soins de santé, à une pension légale, et au chômage en cas de perte d’emploi : la plupart d’entre eux n’auraient jamais dû recourir aux subprime, et ceux-ci n’auraient pas contaminé le système financier international. On peut s’étonner que cet aspect des choses ne fasse pas la une de l’actualité, que les analystes financiers ignorent superbement les questions de redistribution, et que la plupart des experts arrêtent leurs analyses aux subprime et se refusent à remonter plus haut, en amont, dans l’analyse d’un système fondé sur l’accroissement des inégalités.

La régulation ne suffira pas

Dès lors que l’on admet que la crise financière et économique plonge ses racines dans une crise de l’emploi et des modes de répartition, il faut en conséquence en adapter les réponses politiques. Certes, aujourd’hui, tout le monde semble s’entendre sur le fait que la régulation, la transparence et le contrôle des institutions financières doivent être renforcés.
Au Mouvement ouvrier chrétien, nous pourrions ironiser sur les surprenants changements de discours, sur les soudaines conversions de la droite antiétatique, sur la nationalisation précipitée d’institutions bancaires par un ministre libéral. Car, avec d’autres, nous avons toujours défendu le rôle de l’État, que ce soit pour développer les services publics, ou pour organiser et réguler la finance ; et ce, moins pour des raisons idéologiques que parce que nous souhaitons plus de contrôle démocratique et d’équité sociale.
Nous pourrions aussi rappeler que, alors que les mouvements sociaux comme le nôtre réclamaient le renforcement de la pension légale, basée sur la solidarité et la répartition, des responsables politiques ont préféré encourager fiscalement le recours aux deuxième et troisième piliers de pension, conduisant ainsi beaucoup de nos concitoyens à placer leur confiance dans ce qui pourrait se révéler être une chimère.
Mais le temps n’est pas à l’ironie. Il est aux leçons à tirer de cette double crise. Or, la régulation, la transparence, le contrôle, aujourd’hui présentés par tous comme la solution, ne s’attaquent pas aux racines du mal. Ils ne s’attaquent qu’aux questions de fonctionnement, bien réelles, mais presque marginales par rapport à l’ampleur du problème global. Le jour où les banques seront parfaitement transparentes et contrôlées, octroieront-elles des emprunts hypothécaires aux familles des travailleurs pauvres qui ont besoin de se loger ? Si la réponse est « non » (parce que le risque est trop grand), cela voudra dire que le sauvetage des banques se sera fait au prix de l’abandon pur et simple des travailleurs au bas de l’échelle sociale, qui ne pourront plus compter ni sur leur salaire, ni sur l’emprunt pour se loger. Mais alors, quel devrait être le rôle du politique là-dedans ? En réalité, il ne doit pas faire en sorte que la réponse à cette question soit « oui », mais il doit faire en sorte que cette question ne se pose plus. Qu’il n’y ait plus de travailleurs pauvres, tout simplement. Que chacun, par son travail et par la protection sociale, puisse disposer de ressources suffisantes pour pouvoir se loger, se nourrir, se soigner. Ce simple énoncé paraissait évident il y a 30 ou 40 ans. Quelques décennies de néo-libéralisme, et de croissance, sont parvenues à le rendre presque suspect, presque doctrinaire, alors qu’il ne s’agit rien de moins que de reconnaître la condition humaine, en deçà de laquelle nous sommes dans le registre de l’exploitation.
Au moment de négocier un nouvel accord interprofessionnel, il n’est pas inutile de rappeler cela au monde patronal : faute de s’engager à inverser les tendances récentes particulièrement défavorables aux travailleurs, les négociateurs de l’accord interprofessionnel se condamnent à remettre en place les conditions d’une nouvelle bulle ou à entériner l’appauvrissement durable des travailleurs.

Améliorer la qualité de vie

Mais il y a dans cette double crise, un troisième aspect que l’on ne peut passer sous silence. C’est celui d’une remise en question non plus du capitalisme financier, mais du capitalisme tout court, de la croissance à tout prix qui épuise les ressources de la planète. On a pu entendre ces dernières semaines que la crise économique qui s’annonce sera bénéfique pour la lutte contre le changement climatique. Pourtant, le pire des scénarios serait de se contenter de sauver les banques, d’attendre que la crise passe en assistant, tout heureux, à la baisse passagère des émissions de CO2, puis de recommencer le business as usual. Il faut profiter de ce moment de déséquilibre pour imaginer de nouveaux modes de développement qui ne nous conduisent pas à une dette environnementale abyssale et aux désastres sociaux sans précédent qu’elle entraînerait inévitablement. Or, de ce point de vue, l’optimisme n’est pas de mise. Tout comme le capitalisme financier n’a pas vu venir la crise, tant il était obsédé par la recherche du profit rapide, le capitalisme tout court ne semble pas voir venir la crise climatique et environnementale, tant il est obsédé par la recherche de nouveaux marchés et la création de nouveaux produits.
Certes, il est facile de parler de nouveaux modes de développement, mais plus difficile d’en dessiner les contours. Nous pensons que dans ce domaine, outre le politique et l’économique, le citoyen se doit d’agir. Si l’ensemble des habitants du monde accédait au niveau de vie des Européens, il faudrait les ressources de 3 planètes. S’ils décidaient de suivre le mode de production et de consommation des habitants des États-Unis, il en faudrait 6. Cela devrait suffire à nous convaincre qu’il nous faut absolument rompre avec ce modèle inefficace, inéquitable, pollueur et dévoreur de ressources, et au final : destructeur et meurtrier. Pour qu’un autre modèle soit possible, il nous faut transformer radicalement notre manière de produire, de consommer, de vivre. Il nous faut réclamer et obtenir plus de qualité de vie, par de meilleurs services publics, une répartition plus équilibrée du travail et de la richesse, l’égalité d’accès à l’éducation, aux droits culturels, à la santé. Il nous faut remplacer les indicateurs de croissance par des indicateurs de bien-être, social comme environnemental. Il nous faut exiger plus de redistribution sociale et de justice fiscale. Il nous faut promouvoir un modèle économique qui ne se fonde pas sur la compétition et les inégalités, mais sur la coopération et les services collectifs.
Sans cela, le chaos actuel pourrait laisser la place à une situation bien plus grave encore, dont on a peine à imaginer les conséquences pour l’humanité toute entière.
Thierry Jacques

lundi 2 juin 2008

Nos paroles s'envolent, nos combats demeurent!

Mai s’achève et avec lui l’aventure Radio Pavé ; la web-radio que le MOC Hainaut Centre a consacrée aux 40 ans de mai 68 en direct du Bateau Ivre, à Mons. C’était un pari fou : consacrer, tous les soirs du mois de mai, deux heures d’émission en direct aux 40 ans de mai 68. Le pari est tenu.
En tout, 150 personnes se seront succédées aux micros de la web-radio du Mouvement Ouvrier Chrétien. Témoins des luttes de 68, acteurs sociaux et culturels, citoyens, interrogés sur le vif ou interpellés par nos émissions. L’objectif était de donner la parole au plus grand nombre et surtout à celles et ceux qui en sont trop souvent privés. Cet objectif là aussi est atteint.
Merci à vous, qui nous avez écoutés, merci à nos invités, merci à nos animateurs, techniciens, graphistes, modérateurs, reporters et tous les autres pour n’oublier personne… Merci à Bernard, aussi, qui s'est prêté au jeu un peu risqué d'une émission entièrement consacrée à la militance homosexuelle. Une première!
Vous pouvez réentendre nos émissions archivées sur le site de Radio 28, la radio associative du MOC de Verviers. N’hésitez pas, non plus, à revoir les photos de ce mois intense sur notre photoblog. Et nous espérons pouvoir vous proposer bientôt le meilleur de Radio Pavé sur un support adapté. Nous vous tiendrons bien sûr au courant de la suite de cette aventure.
Que la révolte soit avec vous !

lundi 26 mai 2008

1020 km à Bruxelles, pour les pays du Sud


L'ONG Solidarité Mondiale s’est montrée persuasive, cette année encore, pour constituer une équipe de coureurs prêts à prendre le départ des 20 km de Bruxelles, le 25 mai dernier, et me convaincre de tenter l'expérience. Un première pour moi.
51 personnes ont pris le départ avec un double objectif: parvenir au bout de ces 20 km et récolter des fonds pour les projets de coopération avec divers pays du Sud, tout en soutenant la campagne pour des jeux olympiques propres. Objectif doublement atteint puisqu’il n’y eut aucun abandon, que les temps des coureurs et des coureuses s’échelonnent de 1h03 à 2h36, que l’équipe de Solidarité Mondiale s’est classée 85ème sur 500 et que nous sommes en passe de récolter plus des 5.000 euros que nous nous étions fixés pour objectif. Merci à toutes celles et ceux, amis et amies, qui m'ont soutenu dans cette aventure, un peu effrayante a priori, mais finalement bien amusante.

vendredi 25 avril 2008

Mai 68 - Mai 08, une radio pour un regard différent

Que de choses se disent, s'écrivent, sur les 40 ans de mai 68. Et c'est bien normal. Rarement mouvement contestataire aura à ce point influencé les sociétés occidentales. Et rarement une telle mobilisation aura crée autant de désillusions. Que sont devenus les soixante huitards? Et leurs rêves de liberté, d'égalité, d'amour et d'harmonie? On dirait que le monde n'en a retenu que l'individualisme et une certaine tolérance de la chose sexuelle, un rien de condescendance par rapport aux femmes, une attention, tardive, à l'environnement. 
Mais ne suis-je pas trop critique? Voire nostalgique d'un passé que je n'ai pas connu? Peut-être... Et j'espère bien trouver des réponses en animant et en écoutant la web radio que le MOC Hainaut Centre a la bonne idée de diffuser tout au long du mois de mai depuis un café de Mons: le Bateau Ivre. Nous avons fait en sorte que les émissions ne se contentent pas d'observer le passé, mais analysent le présent au vu du passé. C'est cela, me semble-t-il, qui peut donner son sens à l'expérience. Vous l'avez compris, j'aimerais partager l'expérience Radio Pavé avec vous. Ce qui ne m'empêchera pas de rester critique, à commencer par rapport à mes propres prestations...

mardi 26 février 2008

Danser encore - Calogero

Danser encore Clip
Vidéo envoyée par kenzols

samedi 29 décembre 2007

Ce climat de campagne, qui nous a bien réchauffés

Les meilleures choses ont une fin, certes. Et sur la blogosphère, elles sont même éphémères par définition. C'est dit. Il n'empêche... Pourquoi Diable, ce satané Ronny Balcaen a-t-il mis un terme, au tournant de l'année, à la belle aventure qu'il avait si judicieusement nommée Mon climat de campagne
La campagne est finie? Que neni! En politique, et en Belgique, on est toujours en campagne électorale. Les régionales qui nous attendent dans quelques mois seront cruciales pour Ecolo, désormais seul parti démocratique francophone dans l'opposition au fédéral. Ronny, secrétaire régional d'Ecolo Picardie sera, doit être, moteur de cette prochaine campagne. Nul avant lui, et comme lui, n'a pu donner tant de visibilité et de sens à l'action des Verts en Hainaut occidental. Alors quoi?
Ronny veut passer à autre chose? Lui seul le sait, à ce stade. Mais nous sommes sans doute nombreux à nous demander, déjà, ce qu'il nous concocte pour 2008. Une chose est sûre: son blog me manque déjà. Sa plume, légère ou vitriolée, ses émois, touchants, ses colères, légitimes, ses analyses, pertinentes. Le témoignage de son engagement, indéfectible, pour une cause juste et désintéressée méritait d'éclairer cette toile aux tentacules parfois si sombres.
Alors Ronny, quand et comment la suite de tes aventures humaines?

mercredi 12 décembre 2007

Maintenant ou jamais?

Y’a des matins où il faut avoir la tête ancrée sur les épaules pour refermer son journal sans s’écrier: c’est quoi ce bordel ? Car enfin, que font les Francophones ? Ils parlent de front uni. Mais au moment où les Flamands se mettent d’accord sur une participation gouvernementale, les sudistes se tirent dans les pattes. Le MR veut tout, comme toujours, même des ministres dans les entités fédérées. Le PS veut le pouvoir, bien sûr, et sans opposition, en plus. Du coup, il faudrait qu’Ecolo monte aussi dans le gouvernement…
Et Ecolo ne dit pas non !
Voici quelques semaines, les Verts avaient pourtant mis des conditions claires à une participation : pas sans Groen!, pas avec la NVA. Une clarté qui leur a valu un plébiscite dans le dernier sondage du Soir. Aujourd’hui, plus rien. Ils monteraient avec la NVA et sans Groen!
Difficile à comprendre. Trois éléments cependant:
1. Aucune décision n’est prise chez Ecolo et ce sera, in fine, l’assemblée générale des membres qui tranchera.
2. La situation a nettement évolué. Refuser de participer à un gouvernement avec l’ensemble des partis démocratiques francophones (une sorte de gouvernement d’union communautaire) est beaucoup plus difficile que de refuser de participer à une improbable orange-bleue à peine élargie.
3. Se retrouver seul dans l’opposition un an avant les élections régionales, c’est hypothéquer gravement une future participation aux exécutifs régionaux et communautaires. Ne soyons pas naïfs, tout cela se négocie déjà, particulièrement entre PS et MR.
Une question cependant : si Ecolo monte sans Groen! que feront les élus respectifs qui font groupe commun à la Chambre et au Sénat ? Là, moi, je ne sais pas…
Et puis un souhait, quand-même… que l’opportunité de cette participation se mesure, d’abord et avant tout, aux chances d’Ecolo de peser pleinement sur la politique du futur gouvernement tant en matières environnementales qu'éthiques, économiques et sociales.

mardi 11 décembre 2007

Fuck le 11 décembre!


J’avais dit « l’air de rien », j’avais dit « partager mes émotions », et puis merde : y’a pas que la politique et les considérations désincarnées. Ca fait deux ans que tu es parti. Je me serais bien passé de cet anniversaire quasi morbide. Ca fait un an qu’on ne s’est même plus parlés. Je me serais bien passé de ce silence.
J’ai pas envie de faire semblant d’oublier. Je n’ai jamais cru que les amours passent comme au fil des saisons. J’ai toujours détesté Noël et ces fêtes obligées. Je hais, désormais, le 11 décembre, qui m’a vu chavirer. Fuck le 11 décembre !

lundi 3 décembre 2007

Pour le climat, tous à la manif de samedi!

Ce samedi 8 décembre, dans plus de 60 pays, la Global Climate Campaign permettra aux citoyens d’exprimer leurs préoccupations et de lancer un appel à l’action face aux changements climatiques.
En Belgique, le rendez-vous est fixé à Bruxelles, à 14 heures 30 à la Gare du Midi pour une manifestation revendicative et festive.
ECOLO et le Mouvement Ouvrier Chrétien sont signataires de la Coalition Climat. Ils seront parties prenantes à l’action de ce samedi et vous encouragent à venir nombreuses et nombreux appuyer cette démarche citoyenne.
Amenez vos copains, voisins, parents, enfants, collègues… Plus nous nous mobiliserons, plus nos décideurs seront poussés par l’effet de masse et plus ils avanceront vers les mesures que l’urgence écologique exige.
- Ticket SCNB spécial climat : 7 euros aller-retour depuis toutes les gares du Royaume
- Pour de plus amples informations: http://www.cacommenceici.be/
- La coalition vous propose aussi d’apporter, par de simples actions quotidiennes, votre contribution personnelle pour la planète.

samedi 1 décembre 2007

Salut Socrate


Voilà, c'est Socrate qui fait dodo. Je ne sais même pas sa marque. Juste qu'il fait encore pipi partout et qu'il demande autant de câlins que d'attention. Cela fait deux ou trois semaines, à peine, qu'il a débarqué chez Elisabeth et Christophe, sitôt sorti de la tiédeur maternelle. Attendu comme un cadeau par Loulou et Anton, et par Céline, aussi, même si elle l'admet plus difficilement.
Je n'ai pas envie de dire que c'est un membre en plus dans la famille. Je n'ai jamais été très branché "bestioles" et toujours attentif à marquer la différence. Mais je crois que Socrate renforcera les liens, facilitera le dialogue, dans cette famille où les sentiments s'expriment toujours, mais parfois en ordre dispersé. Dans cette famille, qui est un peu mienne. Salut Socrate, t'es trop mignon!

lundi 26 novembre 2007

Eau, sueur et chlore contre le sida

Après trop d'hésitations, j'ai finalement mouillé mon maillot lors du douxième Swim for Life, le 25 novembre dernier à la piscine Victor Bouin de Saint-Gilles.
Il faut dire que j'aurais eu mauvaise conscience à rester au bar ou au balcon. Bernard a décidé en dernière minute de me "subventionner" de façon non négligeable (encore merci!) et, sur place, Olivier m'a annoncé qu'il manquait d'effectifs dans l'équipe de la Zinneke/Maison Arc en Ciel. Sans oublier que de très chers amis hétéros, Line, Barbara et Vincent, ont fait moins de manières et plus de longueurs que moi.
Bref, me revoilà, comme en 2005, au milieu des flots chlorés et des garçons musclés, haletant pour la bonne cause. L'ambiance était toujours aussi chaleureuse et l'esprit un peu moins à la compétition. Et les dons sont en hausse par rapport aux années précédentes. De quoi annoncer déjà un bon cru 2007 et une bonne petite claque de plus au grand mauvais sida.
A suivre, en chiffres et en images, dès que les résultats seront publiés. L'opération n'est d'ailleurs pas terminée puisque Genres d'à Côté organise un Film for Life le 6 décembre à 21h30 à l'Arenberg et que la marche contre le sida se déroulera, comme d'habitude, le 1er décembre prochain au départ, cette fois, de la place de la Monnaie.
Un regret toutefois, la couverture médiatique d'une si belle marque de solidarité et de générosité. La RTBF, par exemple, n'a pas daigné faire le déplacement. Or, de toute évidence, elle a raclé les fonds de tiroirs pour boucler son JT du dimanche soir, nous proposant même un hallucinant reportage sur une promenade dominicale en Hautes Fagnes... 

jeudi 22 novembre 2007

Le massacre du temps

Le sacre du printemps, ici avec Jorge Donn, restera une pièce maîtresse de l'oeuvre de Maurice Béjart, avec son fameux Boléro. Des ballets "de jeunesse" de cet enfant sans âge et sans fatigue que le temps vient de rattraper. Respect.