Et c'est à Bordeaux, au printemps dernier, que nous avons découvert que c'est possible. Comme quoi, tout est possible et devrait l'être en Belgique.
![]() |
| Photo: Didier Seynave |
La sauce a vite pris. Mais on n'avait prévu ni la chute du Gouvernement fédéral ni les pudeurs de nos collègues. Plusieurs fois, on a pensé reporter, voire annuler, l'opération. Mais on a tenu bon, et le vernissage aura lieu dans quelques jours seulement: le mardi 21 juin à 18h. Inutile de dire que nous ne sommes pas prêts et que nous flippons un peu. Il en va tant de notre crédibilité que des caisses de Solidarité Mondiale et de nos partenaires de Haïti. Mais il est trop tard pour faire marche arrière. Ce qui nous sauvera c'est d'être juste assez crédibles pour susciter de nouvelles vocations et recommencer de plus belle l'an prochain.Ne tournez pas le dos à la démocratie from Clara Production asbl on Vimeo.
Ben voilà. Il est 23h. Thomas vient de monter dans son Renault Espace vieux comme le monde. Je m'inquiète de son retour, peur qu'il s'endorme au volant comme il s'était endormi à table, voici juste un an, après avoir couru les 20 kilomètres de Bruxelles. Mais il ne pouvait rester. Demain, il passe son premier examen de fin d'année.
Carottes "à la Oli", à ne pas confondre avec les fameuses carottes à l'aioli.
Une des nombreuses photos de ces quelques journées passées à Bordeaux et Arcachon.

Moi je pensais, franchement, qu'il faudrait un an. Une bonne année de misère, de désespoir, de suicide, de fin du monde, d'horreurs si horribles qu'on ne peut même pas les décrire. Je pensais qu'il faudrait un an et que si je survivais, ça irait. De mieux en mieux, jour après jour. Et je n'avais sans doute pas totalement tort. La vie suit son court, revient, reprend ses droits. Sans jamais trop dire qui elle est, ni où elle va. Mais ce que je ne pensais pas, ce que je n'aurais jamais imaginé, c'est que quatre ans plus tard, tu me manquerais encore. Si seulement je parvenais à identifier ce que tu m'as donné qui me manque à ce point...

Je dois admettre qu’il n’y a aucune raison de publier la photo d’une barquette de frites, précédant un plat de moules, au devant d'un gobelet de bière, jouxtant une mini table "Saarinen", elle-même surmontée d’une moule croquant une frite. Aucune raison de publier ça, sinon le plaisir de partager une photo qui m’amuse et me rappellera, longtemps j’espère, un chouette souvenir: ma découverte de la braderie de Lille avec Thomas. Cette photo en dit assez, sauf les yeux clairs de Thomas, la chaleur de son nouvel appartement, l’accent du Nord qu’il imite si bien. À moins que tout ça, je le garde pour moi, longtemps…



..