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mardi 13 mars 2012

Ruth, René, Fred, Berny... au bout du fil

J'ai passé ma soirée à "nettoyer" mon ancien smartphone. J'avais décidé de le donner à ma chère M. dont le téléphone portable rend l'onde. Il me fallait donc effacer mes contacts, déconnecter mes boîtes mails et surtout supprimer mes vieux sms. Vaste entreprise, car je voulais faire le tri. Certains messages me tenaient à coeur. J'avais l'intention de les sauvegarder comme on range sous un ruban de soie des lettres au cachet défait, au parfum éventé...

Je m'étais calé devant la télé et me faisais presqu'un plaisir à l'idée de remonter le temps, de faire défiler à l'envers tant de souvenirs déjà effacés de ma mémoire trop défaillante. Le plaisir fut de courte durée.
L'un des premiers contacts que je fus amené à supprimer était celui de Ruth A., ma grand-tante, décédée à quelques jours des 90 printemps qu'elle espérait tant fêter en famille à l'hôtel restaurant Lamm près de Waiblingen. Puis, au moment de transférer les photos sur mon ordinateur, je suis retombé sur quelques clichés volés lors de la mise en terre de mon oncle René dans ce si beau cimetière de Bruxelles où l'on a juste envie de s'asseoir comme sur les prés d'herbe fraîche. Et lorsque j'en vins aux sms, je me rendis compte que, inconsciemment, c'étaient ceux de Berny et de Fred que je voulais conserver, avant tout. Leurs derniers mots, légers ou graves, sans-doute abrégés, tapotés à la hâte sur un clavier simplifié, comme s'ils venaient de me les envoyer. Ce "vieux" smartphone avait à peine plus de deux ans et sa froide mémoire avait déjà vu s'effacer quatre de mes contacts parmi les plus chers. J'en fus glacé.
En l'espace de quelques instants, j'ai vu défiler les images de leurs funérailles, si récentes. Ce fut comme un apaisement, pourtant. J'ai eu la chance, pensai-je, de leur rendre un dernier hommage, d'arrêter mon temps pour honorer le leur. Et saluer au passage ce père que je n'ai pas pu mettre en bière autrefois. J'ai eu la chance, surtout, de mesurer l'amour qui les a accompagnés jusqu'au bout.
Je revois cette chapelle froide et claire au milieu de cimetière de Waiblingen. Le carrelage trop ciré, les pas trop mesurés, les larmes retenues, mais tant de bonté de ces personnes inconnues, ces compagnons de passages et de prière. J'entends encore, obsédant comme le ressac des vagues, l'hommage à Ostende de Ferré entonné par quelques amis comédiens et musiciens dans le cimetière de Bruxelles. Un concert improvisé entre les tombes, René aurait adoré. Je salue, avec infiniment de respect, le si fort et généreux sourire de la maman et de la soeur de Fred, accueillant comme un cadeau la belle et fragile C. que Fred avait tant aimée au crématorium d'Uccle. Je me souviens de cette église grise et bondée dans la Marais où le frère de Berny s'excusa presque de découvrir si tard la "vraie" famille du petit dernier parti si loin de Loyers, parti si tôt de nos vies.
J'ai fini par réinitialiser ce fichu téléphone. Je sais que M. l'utilisera moins pour relever ses mails professionnels que pour prendre des nouvelles de ses deux petits fils. Et j'en suis heureux. Comme je suis heureux d'avoir eu la chance de vous connaître, Liebe Tante Ruth, René, Fred, mon beau Benry, même si je vous ai si mal aimés, j'en ai peur.

lundi 21 mars 2011

"Les guerres puritaines"; l'esprit s'invite au débat

Si vous ne voulez pas passer à côté d’une perle, surtout ne lisez pas le quatrième de couverture des «Guerres puritaines», ouvrez directement à la page 9. Car si le résumé peut sembler hermétique, l’ouvrage lui-même, sans se lire comme un roman à suspens, capte néanmoins le lecteur par une bonne dose d’intelligence piquée de nombreux traits d’humour particulièrement rafraîchissants au vu du sujet traité: le port du voile dit islamique. Un humour qui a le bon goût de ne tourner aucun positionnement en dérision et se contente, plus subtilement, de renvoyer dos à dos les principaux protagonistes du débat. D’un côté les «puritanistes religieux» qui «prétendent que les femmes ne peuvent pas laisser voir (leurs cheveux), sauf en certains endroits privés»; de l’autre les «puritanistes laïques» qui estiment que «les femmes peuvent laisser voir leur foulard, sauf en certains lieux publics». Pour les premiers, le foulard est d’abord un vêtement qui cache certaines parties du corps féminin. Pour les autres, il est avant tout un signe, qui sert à manifester certaines convictions. Entre vêtement et signe, un champ (sémantique) de possibles s’ouvre, vaste comme le débat qui anime nos sociétés occidentales depuis une vingtaine d’années, généralement sur le dos, ou plutôt sur la tête, des femmes. Mais l’humour de Bruno Martens, a d’autres vertus que le seul décodage des symboles. Celles, avant tout, de dédramatiser le débat et de rassurer ceux qui perçoivent le foulard comme un rejet avant tout. En ne limitant pas le débat aux seuls principes, ce livre offre en effet des arguments de «simple bon sens» à ceux qui se questionnent, doutent, n’osent pas (encore) ce pas salutaire vers l’autre. «Si l’autonomie des femmes musulmanes doit être prise un tant soit peu au sérieux, conclut l’auteur, alors il faut s’interdire d’interdire tout autant que d’obliger. Il reste permis de discuter, bien sûr, d’autant plus si c’est avec humour». L’ouvrage de Bruno Martens, physicien, philosophe et par ailleurs actif sur le terrain de la cohésion sociale à Schaerbeek, est une salutaire invitation à la discussion.

Martens, B. «Les guerres puritaines, Signes religieux et vêtements pol(ys)émiques», Irfam/ L’Harmattan, coll. Compétences interculturelles (dir. Altay A. Manço), Paris, 2011.

jeudi 16 décembre 2010

La guerre aux frontières... n'a rien d'une fiction

Voilà une initiative citoyenne qui donne envie d’être vue, soutenue, promue. Didier Seynave, cinéaste à ses heures et grand voyageur par ailleurs, s’est ému, lors d’un séjour au Maroc, des insurmontables difficultés rencontrées par les Marocains désireux de venir voir à quoi ressemble l’Europe ou de rendre visite à leurs familles expatriées ici. Difficultés moins liées aux législations marocaines qu’aux barrières, toujours plus hautes, dressées par l’Europe pour se «protéger».
Cette première indignation, suivie de multiples lectures et rencontres, vient de déboucher, au terme de quatre années de tournage, sur un remarquable documentaire, intitulé «La guerre aux frontières».
Remarquable par son exhaustivité, par sa force d’interpellation, par sa pédagogie aussi. Si le film fait 5h20 - il faut s’accrocher - c’est parce que l’auteur a voulu aborder la question des migrations sous toutes ses facettes. Et il en a dénombré 25, traitées en autant de chapitres qui s’enchaînent pour former un récit; l’histoire d’un candidat migrant, depuis son pays d’origine et ses motivations politiques ou économiques jusqu’à une hypothétique régularisation en Europe.
Autre originalité, ce ne sont pas des migrants qui racontent leur parcours, mais bien des acteurs tant associatifs que politiques, parmi lesquels on regrettera peut-être de ne pas trouver plus de contradicteurs, qui s’en font témoins plus ou moins volontaires, à travers leurs analyses, critiques et commentaires.
Les interviews, nombreuses - 36 personnes ont été interviewées - sont sobres dans la forme, mais généralement interpellantes dans leur contenu, quant elles ne sont pas poignantes. Les propos étonnent, révoltent même. Les chiffres s’imposent, sur des graphiques limpides. Les idées reçues se brisent, sur les récifs méditerranéens ou sous les balles des gardes-frontières. Les questions se font fondamentales : de quel droit empêche-t-on un homme de se déplacer ? De chapitre en chapitre - qui peuvent aussi être vus séparément - la longue quête de Didier Seynave se transforme en parcours quasi philosophique.


Pour en savoir plus sur cette réalisation originale de Didier Seynave avec Christian Cartiaux ou pour se procurer les (2) DVD du documentaire: www.laguerreauxfrontieres.com

vendredi 17 septembre 2010

Aux 18 ans d'Arthur et à son talent

C'était juste avant l'été, une soirée toute simple en famille, pour les 18 ans d'Arthur. Et l'immense surprise de constater que mes frères et moi éprouvons tous trois la même émotion face à cette chanson, d'un artiste pourtant un peu trop fleur bleue à nos goûts. Mes frères, mon neveu et moi, devrai-je dire, puisqu'Arthur a même décidé de la chanter, à la guitare, pour ne pas dire de l'intégrer à son répertoire. Il y a de ces histoires de famille dont les liens relèvent du mystère.

dimanche 30 mai 2010

Vingt kilomètres, à la bonne heure... et quelque!

Ben voilà. Il est 23h. Thomas vient de monter dans son Renault Espace vieux comme le monde. Je m'inquiète de son retour, peur qu'il s'endorme au volant comme il s'était endormi à table, voici juste un an, après avoir couru les 20 kilomètres de Bruxelles. Mais il ne pouvait rester. Demain, il passe son premier examen de fin d'année.
L'an dernier, nous avions fait notre petit possible, lui et moi, pour Solidarité Mondiale. Cette fois, il a amélioré son temps de 5 minutes, sans plus marcher. Et moi, j'ai fait 8 minutes de mieux, je crois. C'est presque du bonheur. Je ne sais pas combien de temps encore mes genoux accepteront de jouer à ce petit jeu de la compétition, mais je les remercie d'avoir tenu aussi loin, et je les supplie de résister encore un peu, sans opération, infiltration, intervention. L'espoir fait courir.

vendredi 21 mai 2010

Quand Claire et Thomas s'amusent au bain


Voilà ce que cela peut engendrer comme résultat; un peu décalé, toujours inventif, généralement très sympa et si rarement de mauvais goût. Ces deux là, c'est certain, ont du talent. Et sont photogéniques à souhait, ce qui ne gâche rien.
N'hésitez pas à vous faire votre propre opinion en les retrouvant sur leurs blogs respectifs: les photos de claire sur http://rollandclaire.perso.sfr.fr, et les peintures de Thomas sur http://samothomas.canalblog.com.

dimanche 2 mai 2010

Bordeaux, du côté de la base sous-marine


Une des nombreuses photos de ces quelques journées passées à Bordeaux et Arcachon.
Une image différente, moins proprette que le centre-ville, moins lumineuse que le ciel girondin, moins grandiose que les vues habituelles de la Garonne et juste un peu floue, hélas; un bateau échoué dans les eaux de la base sous-marine, vestige vaste et inquiétant de la deuxième guerre, partiellement transformé en centre culturel....

vendredi 9 avril 2010

Quand le virtuel prend chair

Souvent je me dis que je suis bien paresseux. Que tant de choses me touchent, m'attendrissent, me révoltent, me révulsent, m'angoissent, m'émerveillent, que je devrais avoir matière à nourrir ce blog léger jour après jour. Et je n'en fais rien...
Par exemple, ce week-end, ce soir, j'attends la visite de Nicola et Davide, que j'ai rencontrés sur la toile et qui viennent découvrir Bruxelles. C'est magique en soi. Il y a la magie de la rencontre, il y a aussi l'extraordinaire magie du net qui permet à des êtres que rien ne rapprochait à échanger et à finir par se rencontrer. Nicola, c'est ça. Des mois d'échanges virtuels, puis une rencontre à Paris, et enfin cette visite à Bruxelles. Rien, à part le plaisir d'échanger, ne devait nous rapprocher. Mais les "nouvelles technologies", l'ont permis presque provoqué.
Pendant ce temps là, je passe peut-être à côté de mon voisin, là dans la rue, tout proche, avec qui j'aurais peut-être plein de choses à échanger aussi, et des solidarités à construire. Comment faire pour gérer cela, pour assumer ce que je rate et ce que je gagne? Que j'arrête peut-être de tout politiser, de tout expliquer, de tout cadenasser. Que j'accepte le fait que je suis un grand timide et que correspondre pendant plusieurs mois avec quelqu'une cela m'aide à le rencontrer "en vrai" par après. Pourquoi pas? Pourquoi le net ne serait-il pas juste une chance pour des êtres comme moi, après tout? Avec tous ses autres défauts, par ailleurs...


mardi 16 mars 2010

Les mots qu'on ne dit pas

Ce sont des mots tout simples, les mots qu'on pense très fort, qu'on essaie d'exprimer quand il est trop tard, mais qu'on n'arrive pas à dire quand c'est le moment. C'est "je t'aime", "je tiens à toi", "merci pour toi", "pour tout", non "juste pour toi, simplement". C'est "je suis si fier et si heureux que tu sois entré dans ma vie"... "et je ne sais pas comment te le dire". Alors, je le dis à ta maman, pour qu'elle s'en souvienne dans son pays où il n'y a plus de trous de mémoire: merci Mariette de nous avoir donné Jean, aussi.

lundi 7 septembre 2009

Combat de "moule frite" sur mini table Saarinen

Je dois admettre qu’il n’y a aucune raison de publier la photo d’une barquette de frites, précédant un plat de moules, au devant d'un gobelet de bière, jouxtant une mini table "Saarinen", elle-même surmontée d’une moule croquant une frite. Aucune raison de publier ça, sinon le plaisir de partager une photo qui m’amuse et me rappellera, longtemps j’espère, un chouette souvenir: ma découverte de la braderie de Lille avec Thomas. Cette photo en dit assez, sauf les yeux clairs de Thomas, la chaleur de son nouvel appartement, l’accent du Nord qu’il imite si bien. À moins que tout ça, je le garde pour moi, longtemps…

mardi 18 août 2009

Le dépaysement est au coin de la route

Une fois encore, Ronny Balcaen, est à l'origine d'une idée aussi saugrenue que sympathique. Il avait déjà initié un voyage-surprise à Modène pour découvrir le nouveau spectacle de Jean. C'était il y a près de deux ans. Il fallait bien qu'il remette ça...

Cet été, comme nous étions en mal de vacances lui et moi, il n'a rien trouvé de mieux que de nous faire relier, à pied, Laplaigne, où Bernadette goûtait une verte villégiature, à Montbrehain, où le beau Thomas viellait sur la maison maternelle.
Nous voilà donc partis, un lundi midi, sous le soleil déjà chaud, traînant une légère gueule de bois après un barbecue sympathiquement arrosé, et portant un sac à dos nettement moins léger, sur les routes et sentiers franco-belges, pour trois jours d'une marche plutôt rythmée. Trois jours de plaisir et de bons souvenirs, avec quelques douleurs et même de renoncements. Mais trois jours, surtout, de dépaysement qui m'ont donné l'illusion, ou l'impression, de véritables vacances. Merci à tous et à Nicolas qui nous a servi de guide jusqu'à la frontière et à Thomas qui se fit chauffeur de taxi et à Carole et Francis qui nous ont si chaleureusement accueillis.

mercredi 26 novembre 2008

Sentiments (très) distingués

"Voici une présentation de ce que mon être se met à créer à certains moments... écrit Thomas Rousseau, pardon Samoth, en ouverture de son blog. Rien de prétentieux, juste un défouloir! poursuit-il. Mais aussi une passion!"

Quelques mots simples, presque timides, pour présenter une oeuvre nettement plus complexe et forte, souvent torturée, urgente parfois, peut-être même naïve, mais jamais lisse ou facile, jamais terne ou banale, ni superflue. Sûrement pas superflue.

Samoth fait partie de ces hommes qui ont des choses à dire. Et qui attendent d'avoir mal pour les exprimer. Cela donne ces visages surexpressifs, ces regards désespérés, ces lèvres charnues, ces couleurs chaudes, malaxées, comme matière vive.
Samoth est de ces gens qui ont du talent, à revendre, mais ont peur de le galvauder. Pas question de s'inscrire dans une académie, même pour rompre la solitude du créateur; les profs, les perspectives, les harmonies de couleurs risqueraient d'altérer cette spontanéité dans laquelle il se défoule tant. A tort, ou à raison...

Samoth est un poète, qu'il l'admette ou non. Au-delà des coups de pinceau ou de couteau, sous les coulées des fusions, dans la pureté des abstraits, derrière les mille visages de la dame, se glissent des titres jolis, drôles, forts; des oeuvres en soi: "Capitulation", "Raoul le fromager", "Ida la bergère" - que l'on voit ici - ou encore, "Chamboulpeine", "Le cabossé de la Jaguar", "Bonjour je suis nouveau ici", "L'incertitude poilu", "Pélagie regarde un poisson cru", "Je peins comme ça me tombe sous la main"... Des titres qui en disent long, même si lui, il prétend les choisir presque au hasard.

Samoth est un homme, beau et jeune, timide et exubérant, tout en doutes et en recherche. Son esprit, dirait-on, n'est jamais au repos. Il conçoit à l'heure cent idées, généralement bonnes, toujours folles. Il se lève à l'aube pour ne gaspiller aucun moment créatif et se couche tôt pour assimiler idées et fantasmes. Il gère ses silences, moins timide qu'il n'y paraît, ou s'abandonne en flots de paroles, trop longtemps contenues.
Thomas regarde les gens, les visages, les histoires humaines, à travers ses grands yeux, si bleus.

samedi 29 décembre 2007

Ce climat de campagne, qui nous a bien réchauffés

Ronny Balcaen
Les meilleures choses ont une fin, certes. Et sur la blogosphère, elles sont même éphémères par définition. C'est dit. Il n'empêche... Pourquoi Diable, ce satané Ronny Balcaen a-t-il mis un terme, au tournant de l'année, à la belle aventure qu'il avait si judicieusement nommée Mon climat de campagne
La campagne est finie? Que neni! En politique, et en Belgique, on est toujours en campagne électorale. Les régionales qui nous attendent dans quelques mois seront cruciales pour Ecolo, désormais seul parti démocratique francophone dans l'opposition au fédéral. Ronny, secrétaire régional d'Ecolo Picardie sera, doit être, moteur de cette prochaine campagne. Nul avant lui, et comme lui, n'a pu donner tant de visibilité et de sens à l'action des Verts en Hainaut occidental. Alors quoi?
Ronny veut passer à autre chose? Lui seul le sait, à ce stade. Mais nous sommes sans doute nombreux à nous demander, déjà, ce qu'il nous concocte pour 2008. Une chose est sûre: son blog me manque déjà. Sa plume, légère ou vitriolée, ses émois, touchants, ses colères, légitimes, ses analyses, pertinentes. Le témoignage de son engagement, indéfectible, pour une cause juste et désintéressée méritait d'éclairer cette toile aux tentacules parfois si sombres.
Alors Ronny, quand et comment la suite de tes aventures humaines?

samedi 1 décembre 2007

Salut Socrate


Voilà, c'est Socrate qui fait dodo. Je ne sais même pas sa marque. Juste qu'il fait encore pipi partout et qu'il demande autant de câlins que d'attention. Cela fait deux ou trois semaines, à peine, qu'il a débarqué chez Elisabeth et Christophe, sitôt sorti de la tiédeur maternelle. Attendu comme un cadeau par Loulou et Anton, et par Céline, aussi, même si elle l'admet plus difficilement.Je n'ai pas envie de dire que c'est un membre en plus dans la famille. Je n'ai jamais été très branché "bestioles" et toujours attentif à marquer la différence. Mais je crois que Socrate renforcera les liens, facilitera le dialogue, dans cette famille où les sentiments s'expriment toujours, mais parfois en ordre dispersé. Dans cette famille, qui est un peu mienne. Salut Socrate, t'es trop mignon!

mercredi 14 novembre 2007

L'immense talent des "petits protégés" de Jean


Quand Jean partait à Liège, il disait, avec une tendresse infinie, qu’il allait retrouver ses « petits protégés ». Jamais, vu son enthousiasme, on n’aurait pu imaginer qu’il partait travailler. Pour élaborer, avec l’équipe du Créahm (Créativité et Handicap Mental) rien moins qu’un opéra…
Samuel, Sandrine, Sophie, Julien, Joël et leur famille eux non plus, n’ont probablement jamais imaginé qu’un jour ils seraient chanteurs d’opéra.
Ce jour-là est pourtant proche. Dimanche, les « petits protégés » de Jean monteront sur les planches du Théâtre Océan Nord, à Schaerbeek, pour présenter le fruit de tout ce travail.
Chorus, leur spectacle, est un opéra composé autour des cinq voyelles. Des voyelles transformées en sons, qui ne portent pas d'autre message que celui de l’émotion. « Cette œuvre particulière, singulièrement abstraite, ne se comprend pas, mais s’écoute, se ressent... » annonce le programme de la soirée organisée dans le cadre des Quatrièmes Rencontres d’Ateliers.
Cette fois, Jean Fürst ne pourra probablement pas retrouver ses petits protégés. Il sera quelque part sur la route entre Rennes et Bruxelles, au lendemain de la dernière représentation de Beards I – Daemonie. Alors, que d’autres – vous et moi ? – n'hésitent pas à aller applaudir la troupe et les animateurs du Créham. C’est pour une bonne cause, pour le plaisir des oreilles et des émotions et c’est gratuit ! Mais la réservation est conseillée.

Théâtre Océan Nord - 63/65 rue Vandeweyer - 1030 Bruxelles - Réservations : 02 216 75 55.

mardi 13 novembre 2007

Sauver la Belgique!

Le 8 novembre dernier, alerté et atterré par la tournure des événements politiques en Belgique, un ami parisien, ce très cher Digo, a créé un groupe virtuel tout à fait sympathique. Le groupe s'appelle "Sauver la Belgique!" et a pris place sur l'espace Zelink, que je recommande à toutes celles et ceux que les questions de genres n'effraient pas.
Non content d'être informel ce groupe est aussi implacable. Son promoteur ne se fait guère d'illusions sur l'avenir de notre petit pays et recrute, déjà, des bonnes volontés pour recueillir les futurs orphelins belges qui auront été évacués grâce à une nouvelle ONG: l'Arche de Boé. En attendant il appelle à la mobilisation, comme le prouve l'extrait suivant, que je me suis permis de lui emprunter: "Concernant le problème spécifique de la circonscription de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), vous pouvez protester contre sa scission et sa disparition en écrivant à :
BHV,
direction des ressources humaines,
55 rue de la Verrerie
75004 Paris (France)

Voilà qui méritait d'être encouragé et confirme le sondage du Journal du Dimanche qui nous apprenait, deux jous plus tard, que 54% des Français se disent favorables à un rattachement de la Wallonie à la France en cas d'éclatement de la Belgique.

vendredi 9 novembre 2007

Une barbe trop finement retaillée


Mais Soeur Anne, j'en parlais dans mon texte précédent, a vu quelque chose venir du côté de Liège. Car si l'Orange bleue n'a guère progressé, Barbe bleu, lui, a dégraissé. Le premier opus de la trilogie Beards, représenté jusque samedi au Théâtre de la Place, à Liège, a bien évolué depuis sa création à Modène, en Italie, le 12 octobre dernier. Il fallait raccourcir les scènes, resserrer le propos, chasser les longueurs.

Trois (nouveaux) jours de travail intensif ont permis à la troupe de Stefan Oertli d'offrir hier une version nettement plus dynamique à une salle remplie, essentiellement d'étudiants. Mais la promesse est à moitié tenue. Car si la pièce est raccourcie, les quatre premières scènes sont encore trop longues. Ce qui déséquilibre la première et la deuxième partie du spectacle. Ce qui implique que le spectateur décroche au moment où il devraient pleinement entrer dans la dramaturgie. Et ce qui déforce les moments de grâce, noyés dans des propos parfois redondants.

Allez, encore un petit effort, a-t-on envie d'écrire, pour présenter fin du mois à Rennes un spectacle abouti.

mardi 6 novembre 2007

Orange bleue - Barbe bleue, même combat?

Jean Fürst
Le site du Soir annonce ce mardi matin que "l'Orange bleue est au frigo". Voilà une semaine qu'on agite l'épouvantail de la réunion de la Commission des Affaires intérieures de la Chambre ce mercredi. Voilà des jours qu'on nous assure qu'il faut des avancées sérieuses sur BHV pour éviter que les députés flamands votent la scission de l'arrondissement... et "l'Orange bleue est au frigo"!
Comment espérer, d'ici demain, un compromis acceptable par chacun?

Mais pendant que l'Orange bleue se givre, Barbe bleue s'échauffe. La voix, en tout cas. Peut-être les nerfs, également... Car la troupe emmenée par Stefan Oertli doit impérativement conclure un compromis avant jeudi prochain. Il s'agit de raccourcir sérieusement le premier Opus de la trilogie "Beards" (Barbes), celle qui tourne autour de Barbe bleue, avant sa présentation au public du Théâtre de la Place à Liège.
Or le spectacle est construit de telle façon que les comédiens/chanteurs se succèdent sur scène dans des solos ou des duos cohérents. Comment leur demander de renoncer à plusieurs minutes de leur travail minutieux, précis, talentueux? Comment maintenir un équilibre, en imposant des sacrifices à chacun sans léser personne?
Stefan Oertli dispose de moins de trois jours pour jouer les informateurs-démineurs-explorateurs-formateurs et dégager un compromis au poil.
Pardon, c'était facile, mais ça me permet de vous encourager à découvrir "BEARDS I – DAEMONIE" ces 8, 9 et 10 novembre à 20h15 Théâtre de la Place avec l'excellent et surprenant Jean Fürst dans le rôle de Barbe bleue.

lundi 5 novembre 2007

Sommet de la Francophonie en Alsace

L'info est passée relativement inaperçue, il faut bien l'avouer. La fin de semaine de la Toussaint a pourtant été l'occasion d'un important sommet de la Francophonie, en Alsace. Important parce que des personnalités hautes en couleurs s'y sont donné rendez-vous dans la plus grande discrétion pour de vitales décisions. À l'ordre du jour des débats? Une balade sur le mont Sainte Odile, un voyage en Gaspésie à l'été 2008, une randonnée dans l'Himalaya un an plus tard, sans oublier des dégustations de Pinot noir, gris, Riesling et autre Sylvaner.
Trois délégations se sont retrouvées dans le joli village de Bernardswiller, à un jet de pierres d'Obernai. Le prix de l'humour revient aux Québécois, Nathalie et Eugène. Le prix de l'hospitalité est décerné à Aurore et Louis, les amis français. Quant au lot de consolation... c'est pour les petits Belges: Bernard et votre serviteur.
À l’heure de boucler cette édition, on attendait encore les Suisses.

jeudi 11 octobre 2007


Un cloître, près de Modène, où léquipe de barbe bleue a séjourné pendant la préparation du spectacle.
Visite guidée vers la chapelle, avec Jean et Ronny.